Personne n’ose rien dire. À Marchand-Dessalines, les gangs ont imposé leur loi, paralysant la vie quotidienne et étouffant toute voix dissidente. Commerces fermés, écoles désertées et marchés vides trahissent la peur qui ronge la population. Les habitants racontent, à voix basse, des exactions régulières: extorsions, enlèvements et contrôles arbitraires des déplacements.
Les autorités locales peinent à rétablir l’ordre, faute de ressources et d’appui national. Les ONG alertent sur une crise humanitaire naissante si la situation perdure. Pour les familles, le choix est simple et brutal: obéir ou disparaître. La communauté internationale est appelée à surveiller la détérioration, tandis que Marchand-Dessalines retient son souffle, en quête d’un sursaut de sécurité.