Laurent Lamothe propose la création d’une unité d’élite de 1 000 soldats au sein des Forces armées d’Haïti, une force qu’il juge nécessaire pour reprendre Port-au-Prince aux mains des gangs. Dans ses prises de position récentes, l’ancien Premier ministre insiste sur l’idée qu’une armée haïtienne forte resterait, selon lui, la solution durable à la crise sécuritaire.
La proposition intervient dans un contexte de violence persistante dans la capitale, où les gangs continuent de contrôler ou de menacer plusieurs zones stratégiques. Pour Lamothe, cette unité spécialisée devrait être rapidement formée, équipée et déployée afin d’appuyer la reconquête des quartiers abandonnés par l’autorité de l’État.
Le projet soulève aussi la question du modèle de formation. Des sources évoquent la possibilité d’un encadrement par des militaires tchadiens ou par Erik Prince, dont la société Vectus Global est déjà associée à des opérations anti-gangs en Haïti. Cette piste alimente le débat sur le recours à des appuis étrangers pour renforcer les capacités locales de sécurité.
Au-delà de l’effet d’annonce, la proposition met en lumière une question centrale : Haïti peut-elle reconstruire une réponse militaire crédible sans dépendre durablement de partenaires extérieurs ? Dans un pays où les opérations de sécurité restent fragiles, le retour d’un discours sur une force spéciale traduit l’urgence ressentie face à l’emprise des gangs sur Port-au-Prince.