Une question brûlante plane sur Port-au-Prince : jusqu’à quand les promesses de sécurité resteront-elles suspendues entre discours officiels et réalités du terrain ?
Depuis plusieurs mois, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé multiplie les réunions d’urgence et les communiqués fermes après chaque attaque de gangs, notamment le massacre de Kenscoff fin août 2026. À chaque fois, l’Exécutif promet une « riposte ferme », le déploiement des forces de sécurité et la traque des responsables.
Pourtant, les axes routiers restent sous la coupe de bandes armées, et la justice peine à présenter des chefs de gangs arrêtés et déférés, malgré les mandats évoqués. Dans ce contexte, la crédibilité des engagements gouvernementaux est directement mise à l’épreuve.
La vraie mesure de succès ne sera pas dans les déclarations, mais dans des résultats concrets : routes débloquées, chefs de gangs emprisonnés et autorité de l’État rétablie.