Le gouvernement des États-Unis demande au Conseil de sécurité d’approuver une nouvelle mission de sécurité de 5 500 personnes pour Haïti avec un mandat de lutte contre les malfrats.
Les États-Unis envisagent un déploiement de troupes latino-américaines en Haïti pour contrer la montée des gangs qui contrôlent plus de 85% de Port-au-Prince. Après l’échec partiel de la mission kenyane financée par Washington, l’administration américaine pousse l’Organisation des États américains (OEA) à prendre le relais dans une opération de sécurité régionale.
Afin de contourner le veto russe et chinois à l’ONU, Washington espère mobiliser des partenaires stratégiques comme le Brésil ou la Colombie, pays disposant d’une solide expérience militaire et d’un rôle clé dans la sécurité internationale.
Cependant, plusieurs diplomates rappellent que l’OEA ne possède ni mandat ni budget pour une telle intervention. Cette incertitude souligne la fragilité de la stratégie américaine face à une crise humanitaire et sécuritaire qui menace la stabilité des Caraïbes et attire l’attention des marchés internationaux sur les enjeux de géopolitique, défense et maintien de la paix.