En dépit des lois nationales, la DCPJ a retenu Nenel Cassy pendant 17 jours, provoquant une crise d’image et la création involontaire de martyrs et de leaders politiques. Cette détention arbitraire, en dehors du cadre légal, a nourri la colère des partisans de l’ancien sénateur, donnant lieu à des scènes houleuses qui auraient pu être évitées avec une procédure judiciaire correcte.
Cette affaire soulève de sérieuses questions sur la légitimité des actions de la DCPJ. Si un juge avait ordonné l’arrestation plutôt qu’un procureur de le libérer sans contrôle, la tension aurait été moindre. L’obsession sécuritaire ne remplace pas la justice. L’issue de ce dossier influencera probablement le traitement futur des sanctions politiques imposées à certains Haïtiens par des puissances étrangères.