Le 4 juillet 2025, une lettre officielle émanant du Secrétariat Général de la Présidence haïtienne a invité plusieurs membres du gouvernement à une messe de requiem à l’occasion du quatrième anniversaire de la mort de l’ancien président Jovenel Moïse. Cependant, la formulation employée dans cette note a suscité de nombreuses réactions : il y est indiqué que le président est « décédé dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 ».
Cette terminologie a été perçue par certains observateurs comme une minimisation des circonstances dramatiques de la mort de Jovenel Moïse. L’ancien chef d’État a en effet perdu la vie lors d’une attaque armée perpétrée à son domicile privé, dans des conditions particulièrement violentes qui ont choqué tant l’opinion publique nationale qu’internationale. À ce jour, de nombreuses zones d’ombre subsistent autour de cette affaire, et l’enquête judiciaire n’a pas encore permis de clarifier tous les faits.
Dans ce contexte, l’utilisation du terme « décédé » dans une communication officielle soulève un débat sur la manière dont la mémoire de l’ancien président est traitée. Plusieurs voix s’élèvent pour rappeler l’importance d’une terminologie juste, fidèle aux faits et respectueuse de la vérité historique. Cette controverse remet en lumière la nécessité de faire toute la lumière sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, afin de garantir à sa mémoire justice et reconnaissance.