« Aucune élection ne peut être organisée dans le pays avant le 7 février 2026 . » C’est ce qu’a confirmé une source gouvernementale à Métronome. Selon notre contact, le CEP se veut clair avec les autorités : dans un pays où tout est normal, le Conseil électoral a besoin d’au moins huit mois pour organiser les élections.
En effet, une bonne partie des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre est sous le contrôle de gangs armés, ce qui rend difficile pour le CEP d’organiser les élections avant le 7 février 2026, comme le souhaite le CPT, qui a passé plus de 18 mois sans rien faire.
Si les conseillers présidentiels Emmanuel Vertilaire et Laurent Saint-Cyr pointent du doigt la communauté internationale dans l’échec du CEP, un diplomate étranger contacté par notre rédaction rejette d’un revers de main les déclarations de ces deux conseillers présidentiels.
Selon lui, ils disposaient de tous les pouvoirs et prenaient parfois des décisions sans consulter la communauté internationale.« Par exemple, une bonne partie de la communauté internationale était contre la nomination du DG de la PNH et du DG des Douanes, mais ils l’ont fait. Maintenant, leur échec leur appartient », a précisé le diplomate à Métronome, ajoutant que le 7 février, le CPT doit partir parce qu’il a échoué et qu’il est corrompu.