Magalie Habitant, ancienne directrice du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS) et ancienne cadre influente de l’État haïtien, est au centre d’une enquête majeure menée par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui révèle son rôle clé dans un vaste réseau criminel.
Ce réseau implique une collusion structurée entre des responsables politiques, des chefs de gangs armés et des acteurs économiques, notamment autour de la coalition criminelle “Viv Ansanm” dirigée par Jimmy Chérizier alias “Barbecue”.
Les preuves rassemblées incluent des relevés téléphoniques, des enregistrements audio et des messages WhatsApp montrant des communications fréquentes entre Magalie Habitant et plusieurs chefs de gangs, ainsi que des transactions financières via des transferts d’argent et des livraisons d’armes et de véhicules. Elle a reconnu avoir facilité des opérations comme l’achat de munitions, la remise de rançons pour la libération d’otages, et le soutien logistique aux groupes armés.
Cette affaire met en lumière un système mafieux qui infiltre les institutions publiques, corrompt les circuits financiers et utilise les gangs comme levier politique. Magalie Habitant est accusée d’être un des principaux commanditaires d’assassinats, d’enlèvements et d’attaques criminelles dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Elle aurait aussi des liens étroits avec des figures politiques et policières influentes, ce qui renforce l’ampleur et la complexité de ce réseau.
En résumé, Magalie Habitant est considérée comme une architecte centrale d’un réseau criminel organisé mêlant pouvoir politique, groupes armés et intérêts économiques, avec des implications profondes pour la sécurité et la gouvernance en Haïti.