Dans une interview exclusive accordée à Guywewe Radyo a , le lundi 7 juillet 2025, Joverlein Moïse, fils de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse, a livré un témoignage saisissant sur les heures qui ont suivi l’assassinat de son père. Moins de 20 minutes après l’événement tragique, alors qu’il tentait de rejoindre l’ambassade américaine à Taba, son véhicule a été pris pour cible et criblé de balles. Il se trouvait à bord avec sa femme, son fils âgé de 3 ans et deux collaborateurs.
Selon ses déclarations, malgré la situation d’urgence et la présentation de son passeport diplomatique où il est clairement indiqué qu’il est le “fils du Président”, l’accès à l’ambassade lui a été refusé. Joverlein affirme avoir expliqué à la sécurité que sa vie était menacée et qu’il ne pouvait pas quitter les lieux sans danger. Toutefois, il est resté à l’extérieur de l’ambassade, sur le parking, de 4 heures du matin jusqu’à 14 heures sans être reçu, accompagné de sa famille et de ses 16 agents de sécurité.
L’incident, survenu dans un contexte de grande tension, met en lumière les difficultés auxquelles la famille présidentielle a été confrontée dans les heures critiques suivant l’assassinat. Joverlein Moïse conclut en exprimant sa peur et son sentiment d’abandon à ce moment précis, marquant un chapitre douloureux de l’histoire récente d’Haïti. Ce témoignage soulève des questions sur la gestion de la sécurité diplomatique et le traitement réservé aux proches des chefs d’État en période de crise.